Economiser 65 milliards d’euros en deux ans et demi, Mariano met au régime sec les espagnols.

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29 juillet 2012 par lavieandalouse

 » No podemos elegir, no tenemos la libertad de elegir, de quedarnos como estamos » (Nous ne pouvons pas choisir, nous n’avons pas la liberté de choisir, de rester tel que nous sommes) Rajoy, President du Gouvernement, 11/07/2012

Comme vous l’aurez compris grâce à cette déclaration affligeante, Mariano Rajoy s’est plié aux exigences européennes pour contrer la crise. Résultat: AUSTERITE DE MALADE..déjà que c’était pas folichon! Il a ainsi annoncé début juillet:

  1. L’augmentation de la TVA à 21%
  2. La suppression de la prime de Noël des fonctionnaires
  3. Une réduction de l’allocation chômage à partir du sixième mois
  4. Diminution du nombre d’entreprises publiques
  5. Réforme de l’administration locale : renforcement du rôle des diputaciones (administration qui coordonne les actions publiques des villes d’une même province) avec un droit de contrôle des fonds publics des mairies, réduction du nombre de conseillers
  6. Flexibilité budgétaire des communautés autonomes

Ces nouvelles découpes ont fait l’effet d’une bombe en Espagne, et bien à sûr à Malaga. Comment ne pas être affolés et révoltés quand le salaire minimum s’élève à environ 650€, que le taux de chômage est de 24,6% (record depuis les années 70), sans parler du taux de chômage des jeunes qui est de 53% ?! Il faut dire aussi qu’avec 5,7 millions de chômeurs, l’Espagne concentre près d’un tiers du nombre total des sans emplois de la zone euro. A cela s’ajoutent les nouvelles découpes de Rajoy…

19 juillet, Malaga
Plus de découpes = Plus de crise
Trop de politiques, pas assez de droits

Des 17 communautés autonomes, c’est l’Andalousie qui est la plus touchée. Elle a en effet subi une double crise : éclatement de la bulle immobilière en 2008, suivie de la crise économique mondiale. Malaga, qui est censée être la région motrice de la région, a aujourd’hui un indice de misère (déterminé d’après le taux de chômage et d’inflation) de 36,7% alors que l’indice de misère pour l’Espagne n’est « que » de 26%. Oui, cet indice définit bien le niveau d’appauvrissement d’une région…

19 juillet, Malaga

Si à Malaga on manifeste contre la politique d’austérité de Rajoy, on manifeste également contre celle de la Junta (institution de la communauté autonome, disposant d’un parlement et d’un gouvernement, avec des compétences propres).

L’affaire du métro/ Les constructions du métro devant passer dans le centre ville de Malaga ont commencé en 2006, et voilà l’état de la rue juste à côté de chez moi 6 ans après.

Callejones del Perchel, juin 2012

Faute de budget, et suites aux multiples découpes budgétaires de la Junta et de la Mairie de Malaga, les travaux ont été stoppés. Pendant plus de deux mois les travaux ont été laissés en plan, provoquant le raz-le-bol des voisins et commerçants (« El metro nos arruina », « Muerto al gobierno/Junta » taggés pour illustrer l’ambiance). Puis un jour, surprise, je me fais réveiller par le bruit des marteaux-piqueurs à 7h du mat’. J’ai alors appris que la Commission de suivi de la construction du métro de Malaga s’était enfin réuni (la dernière réunion datant de septembre 2011) et que la reprise des travaux avait été actée, à la fois pour le métro et pour les fouilles archéologiques. Néanmoins, ce n’est pas encore le happy end : on se demande bien où ils ont trouvé l’argent qui leur faisait tant défaut deux mois plus tôt… Puis la Conseillère de la Junta a annoncée qu’elle n’était pas en mesure de dire quand le métro sera opérationnel…

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2 réflexions sur “Economiser 65 milliards d’euros en deux ans et demi, Mariano met au régime sec les espagnols.

  1. daniel dit :

    L’austérité comme seule perspective économique possible ! Reste que cette politique, à l’œuvre depuis maintenant trois ans, s’est avérée incapable de redresser les finances nationales.
    La politique de coupes budgétaires qu’applique le Gouvernement de Mariano Rajoy est un véritable Coup d’État économique contre la société espagnole
    Le gouvernement a déclaré la guerre.

    C’est maintenant à la classe ouvrière de répondre !

    Aux Espagnols de mettre en place une révolution citoyenne, et de faire plier leur gouvernement qui se met a la botte du Dictat des libéraux européens.
    L’Europe doit etre au service des citoyens et non au désir des banquiers.
    Le problème, c’est qu’on ne connaît aucun pays qui, en pratiquant des politiques néolibérales pour sortir de la crise au moyen de coupes et de réajustements, aient relevé la tête.

    Il faut soutenir Le leader d’Izquierda Unida, Cayo Lara, qui a fait, au nom de cette formation, un appel formel à « une rébellion démocratique solide pour battre le gouvernement » pour avoir appliqué des politiques de coupes budgétaires et de « réajustement brutal » qui causent tant de souffrances précisément à ces populations qui paient les plus dures conséquences de cette grave crise économique ».

    • Ah j’attendais avec impatience ton commentaire ! Et je ne suis pas déçue !
      Le problème aujourd’hui en Espagne c’est aussi une perte de confiance totale en la politique : Zapatero dégagé car pas capable de reconnaitre la crise qui s’annonçait, corruptions au niveau des Mairies et Rajoy qui coupe tout…!
      « Sobran los políticos »…Voilà un des slogans les plus récurrents

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